14 février, 2014

Heureusement qu'on a eu notre panne de carbu' #Chronique 2

Salut !

Je reprends place derrière la machine à écrire afin de vous relater les événements survenus depuis que nous avons quitté notre berceau Franc-Comtois.

 

Ce jour là (12/02/14) lorsque nous chargions la voiture au petit matin (6h), j'étais possédé par deux sentiments. Possédé, c'est le mot le plus proche. J'étais à la fois tourmenté comme je ne l'avais jamais été et terrifié, terrifié par ce plongeon dans l'inconnu.

Après avoir serré nos amis dans nos bras une dernière fois vers 9h, à Besançon, nous avons roulé sans nous retourner.

Besançon (25) 9h00 -> Poitiers (86) 20h30.

Littéralement endoctriné par les discours de nos éminents professeurs de l'UFR SMP, j'étais persuadé que les départements les plus désertés de France étaient la Haute Saône et la Haute Vienne. Il n'en n'est rien! Il s'agit de toute la région du Morvan! Je fais donc la déclaration solennelle de faire un doigt à toute personne clamant que la Haute Saône est le trou du cul du monde. Pour ceux qui ne me connaissent pas personnellement, excusez mon langage vétuste. Je suis à mes heures, habité par Victor Hugo. Pour résumer cette partie de notre journée je choisis le mot lent.

Je vous propulse maintenant à ce jour (13/02/14). Branle bas de combat à 5h45, le contrôle technique de la voiture, évaluation d'un an de préparation était programmé pour 8h10. Largement gâchée par le déluge, cette revue des troupes s'est transformée en simple vérification de présence.

Une fois les formalités administratives terminées, nous avons pu profiter d'une accalmie pour découvrir toutes les R4 ! J'ai vu tous types de peintures sur ces carrosseries. Cela allait de la toile de maître aux brouillons que je produis en faisant mes schémas d'anatomie. Croyez moi sur parole, ce n'est pas beau à voir.

Nous sommes ensuite retournés à l'hôtel du Futuroscope nous sécher, et charger nos bagages avant de reprendre la route. Direction Bordeaux ! Environ 20 minutes après avoir quitté Poitiers, sur l'autoroute, la voiture s'est mise à ralentir, puis le moteur avait des ratés . J'ai alors tiré le starter afin de maintenir ma vitesse au moins à 20km/h. Le drame ! La voiture chargée n'avançait plus beaucoup, mais cette fois j'aurais probablement perdu une course contre un déambulateur. Nous titubons alors à l'aire de repos suivante, qui par chance était à 2km. À peine stoppée, la voiture cale et ne redémarre plus. On passe alors de drame à situation de crise. Nous sortons les outils, ouvrons le capot. Au premier coup d'œil nous penchions pour "une merde dans le carbu". Une pulsion enfantine me prit, j'appelle alors mon seul ami dans ce genre de situation, j'ai nommé Mr Constant père. Après un bref rapport, il m'encourage à suivre ma démarche.

Je démonte les durites du filtre à essence, test du bouchon dans la durite négatif. Pour la peine, j'ai pris de l'essence en plein visage lorsque l'on a actionné la pompe à essence. Soudain, il me prend de vérifier le serrage du carbu sur le moteur. Il bouge, EURÊKA !!

Clément constate ma frénésie: "est il déboussolé ou a t'il une révélation ?". Il me laisse dans ma transe. Je resserre les boulons d'embase du carburateur. Je lui dit de mettre le contact... elle démarre au quart de tour !!!

Cette idée géniale, je la dois à une situation similaire vécue cet été. Le joint séparant le moteur du carburateur était poreux, cela s'était manifesté par le même syndrome. Toutes ces galères vécues pendant un an seraient elles une formation ?

Nous avons atteint Biarritz vers 20h.

Je souhaite une belle Saint Valentin à tous les amoureux ! Les mecs c'est le jour où il ne faut pas "oublier sa CB" dans son autre manteau. Pour les célibataires, ce n'est pas un drame que d'être seul, c'est de gaspiller ce temps libre en supplément qui est impardonnable !

Max, pilote moralisateur aux mains dans le cambouis.