Découverte du Maroc #Chronique 5
Chers lecteurs, chères lectrices !
J'espère que notre silence ne vous a pas été trop pénible. J'aime vous imaginer en haleine entre deux chroniques. Hélas le réseau mobile au Maroc en plein Atlas est assez limité rendant la transmission de nos chroniques assez difficile. Pour obtenir votre pardon Pacalou et Jean George vont vous relater chacun, ces trois derniers jours afin de vous offrir une toile aussi proche que possible des faits.
Après ces mondanités d'usage, passons au rapport ! Je vous ai quitté la veille de notre traversée de la méditerranée. Reprenons.
3h du matin, la sonnerie de l'iPhone retentis pour nous tirer de notre sommeil du juste. Les paupières lourdes, je savoure ma dernière vrai douche, oui le verbe savourer est de rigueur. Vous n'imaginez pas pas le privilège que représente certaine tâches "anodine" de notre quotidien. C'est un homme qui ne s'est pas lavé depuis trois jours et qui mets les mains dans le cambouis quotidiennement qui vous parle. Continuons. Je plis mes bagages, Clément vérifie une dernière fois que nous n'avons rien oublié et me rejoint. Direction le port d'Algeciras!
Nous nous sommes retrouvés à environ 700 R4 sur le quai, attendant le ferry. Je pique un somme, très rapidement interrompu par le bonhomme qui répartit les 4L sur le bateau. Le salop !
Cet attroupement de chariotes du diable s'est dispatché dans les cales. Ensuite nous avons pris place dans une file semblable à celle du Silver Star: la douane. Et oui vos deux chroniqueurs et leur bolide ont dus régulariser leur situation pour entrer au Maroc, comme tous les participants.
Pendant ce temps la traversée a suivie son cours, je précise que je n'ai pas vomi !!
Une fois sur les terres Marocaines, les dirhams retirés, cap sur l'autoroute. Notre destination, Boulajoul. A Boulajoul fout ta cagoule! Blague à part, j'ai passé la nuit la plus froide de ma vie. J'ai été réduit à me mettre en position fœtale dans mon sac de couchage décathlon -5°C verrouillé. Je vous laisse imaginer le tableau.
Sur la route de Boulajoul, à un péage anodin, sur une route anodine, dans un moment anodin, sur une route anodine, dans un moment anodin, je remarque être derrière une plaque que je reconnaît: Logo Franche Comté 25. Notre escapade solitaire s'est transformée en vacances familiales. Nous sommes 12 équipes de franc comtois dont les seuls points communs sont de participer au Trophy et apporter leur bonne humeur malgré les épreuves.
Le lendemain, nous avons parcourus quelques 200km à travers un canyon m'ayant étrangement rappelé Tatouine avant de faire connaissance avec les premières pistes ensablées. Rouler la dessus est une galère sans nom. J'ai bien cru laisser la boîte à vitesse dans le sable. Décompte des bobos au bivouac, RAS ! Nous avons seulement réétanché notre soufflet de cardan droit.
Au Trophy, il y a aussi des bas. Et comme je tiens à partager avec vous au maximum, je vais vous dépeindre un sombre fait. Beaucoup de jeunes enfants se font enrôler par des plus vieux ou des touaregs. Ce afin d'organiser des barrages routiers bloquant notre progression allant même jusqu'à la tentative de racket forcé. L'insouciance collective a laissé place à la vigilance, la méfiance chez certains voir la haine chez d'autres équipages volés. Je n'ai pas le mot exact pour vous décrire mon ressenti.
Nous voici à ce jour (18/02/2014). Notre étape se réduisait à une boucle de 100km, sur le papier. Je me suis frayé un chemin, grâce à l'auto et aux indications du copilote équipé de sa carte, dans un gigantesque bac à sable. Notre parcourt peut se résumer en quelques arrêts pour des préambules de panne et trois ensablements au total.
Je vous laisse le couscous m'appelle. Et après un peu de méca' afin de passer une étape au calme demain.
Maxime, trophiste étudiant les marocains.